Technogroup a remplacé un ERP devenu trop rigide et trop cher par un ensemble d'applications Zoho, connecté à ses devis Excel plutôt que construit contre eux. La mise en production a demandé quatre mois, et les coûts ont été divisés par trois.

« Zoho, ce n'est pas un ERP classique. C'est une boîte à outils modulable, qui permet d'avancer pas à pas, à condition d'être bien accompagné. » Thierry Sparfel, CEO et fondateur
Que fait Technogroup ?
Technogroup est un groupe international d'ingénierie et d'intégration de systèmes, reconnu pour son expertise des environnements audiovisuels complexes du secteur maritime : audio immersif, vidéo embarquée, éclairage scénique et réseaux de diffusion, avec une exigence de fiabilité élevée.
Le groupe intervient sur les plus grands chantiers de navires de croisière et de grand yachting, sur toute la chaîne : de la spécification initiale, en amont même du choix du chantier, jusqu'à l'installation des systèmes embarqués et au service après-vente. Son rôle commence souvent très tôt, auprès des armateurs dès la phase de conception.
Le siège est à Miami. Le groupe compte 17 collaborateurs permanents aux États-Unis et 21 en France, est présent en Italie et intervient régulièrement en Asie, avec un réseau de techniciens répartis selon les projets. Historiquement centré sur la croisière, il s'est développé sur le grand yachting et les constructions neuves en Europe.
Pourquoi l'ERP précédent a-t-il été abandonné ?
Le groupe avait démarré sur un premier logiciel de gestion, puis migré vers un ERP censé couvrir toute la chaîne, de la comptabilité aux achats et aux projets. Il s'est révélé trop complexe, trop rigide, et surtout très coûteux à adapter à des besoins spécifiques. Deux intégrateurs se sont succédé sans jamais atteindre un fonctionnement satisfaisant, et le projet a fini par être arrêté.
Le diagnostic est net : les clients sont très particuliers, l'activité aussi, et les process sont construits sur cette réalité. Adapter l'ERP aurait sans doute été possible, mais le temps et les coûts nécessaires ne se justifiaient pas.
Pourquoi Zoho ?
Aux États-Unis, le groupe utilise avec succès un outil comptable indisponible en France. Le comptable a mis Zoho sur la table, et Zoho Books s'est avéré proche de cet outil dans sa logique.
L'échange avec tranZition a présenté les applications de la suite. L'approche modulaire, évolutive et plus accessible que celle des ERP traditionnels a emporté la décision. Restait la contrainte de calendrier : les licences de l'ERP précédent arrivaient à échéance, avec un coût élevé à renouveler, et il fallait une solution en état de marche avant juin.
Comment tenir un déploiement en quatre mois ?
Le calendrier était posé d'entrée : décision en février, mise en production en juin.
L'accompagnement a suivi trois étapes :
- cartographie des processus existants ;
- priorisation des besoins, entre ventes, achats et stock ;
- montée en compétence rapide des équipes.
Ce qui a fait la différence tient en une phrase : aucune tentative de faire entrer l'entreprise dans un standard, mais un outil ajusté à sa réalité.
Comment des devis Excel très évolués s'intègrent-ils ?
Ils restent où ils sont. Les devis complexes continuent d'être produits dans un fichier Excel métier très abouti, et Zoho y est connecté pour générer automatiquement les documents et les commandes dans Zoho Books et Zoho Inventory.
Les documents export propres au secteur sont générés par Zoho Writer. Le catalogue articles est tenu à jour par Zoho Flow, qui synchronise la base avec le fichier Excel. Zoho Analytics assure le reporting.
Qu'est-ce que cela change au quotidien ?
Les équipes ont adopté l'outil rapidement, sans formation lourde, et le trouvent plus fluide que le précédent. Les coûts ont été divisés par trois, avec de la souplesse en plus : les modules s'activent au fur et à mesure des besoins, sans obligation de tout déployer d'un coup.
Un point de vigilance demeure sur la comptabilité. Zoho Books n'étant pas certifié en France, un outil comptable tiers a été intégré, et au moment de l'entretien la synchronisation entre les deux était encore en cours de stabilisation.
Que retenir de ce projet ?
La contrainte annoncée dès le premier échange était unique : que ça tourne en juin, alors qu'on était en février. Elle a été jugée ambitieuse, puis tenue.
Sur l'outil, le verdict est celui d'un dirigeant qui a repris la main sur ses flux et ses coûts : une boîte à outils assez souple pour s'adapter à un métier de niche, à condition d'avoir le bon partenaire. Un projet complexe peut fonctionner, avec le bon accompagnement.
Votre métier ne rentre dans aucun ERP du marché ? Parlons-en : analyse de vos usages, cartographie de vos process, déploiement progressif.